SAINT MAROUN , le Père des Maronites, notre père!

Fêté le 9 février

C’est au IVe siècle que vécut aux alentours de la ville de Cyr — actuellement près de Killis en Turquie — le saint prêtre anachorète Maroun.

Il avait installé un ermitage — une simple tente — sur une montagne, près des ruines d’un temple païen consacré par ses soins. Ses longues prières, ses méditations, son ascétisme, ses prêches, ses guérisons miraculeuses — de corps et d’âme — étendirent sa renommée et attirèrent à lui de nombreux fidèles et disciples. Les cavernes de la région se peuplèrent de maints ermitages. Saint Maroun mourut vers 410. Sur sa tombe, on construisit une église qui devint par la suite un grand couvent.

Situé dans la vallée de l’Oronte, ce monastère renommé par sa beauté, sa richesse et la piété de ses moines, subit de nombreuses persécutions, ce qui ne l’empêcha pas de devenir le berceau de la communauté maronite et d’essaimer dans toute la Syrie. Il fut détruit dans la première moitié du Xe siècle par des razzias de bédouins. Les moines maronites s’éparpillèrent dans tout le Moyen-Orient, mais c’est surtout sur les hauteurs du Mont-Liban que s’installèrent leurs couvents, fermes et villages

A l’arrivée des Croisés, les Maronites mirent à leur disposition 30000 archers. Vers 1180, ils avaient réaffirmé leur attachement à l’Église de Rome. L’histoire maronite se confond désormais avec celle du Liban. Actuellement, au nombre d’environ 1500000, les Maronites se sont aussi implantés à Jérusalem ainsi que dans le nord de la Syrie et jusqu’à Bagdad. A l’Ouest, l’Ordre prospère à Malte et à Chypre où vit encore une des plus importantes de ses colonies. On le retrouve aussi en Argentine, au Brésil et aux U.S.A. où en 1966 a été créé un exarchat. L’Église maronite a pour fondement le monachisme, et l’érémitisme. On y rencontre encore quelques prêtres mariés, particulièrement dans les montagnes, mais la tendance actuelle est au célibat. L’Ordre a conservé une liturgie originale de rite syro-antiochien et araméen qui n’a pas été affecté par l’influence romaine. La langue liturgique est le syriaque, mais elle fait aussi un grand usage de l’arabe.

Les Maronites, ces « fils de la Montagne et des rochers », forment un des plus beaux fleurons de la famille libanaise, riche, multicolore et harmonieuse.

Pendant le carême, on vous conseille deux visites :
En France, allez prier avec l’évêque maronite éparchial de Meudon !

Au Liban, allez vénérer les reliques de saint Maroun à Kfaray- Batroun !Et confions à notre cher frère Saint Maroun nos intentions de carême!

Et prions pour la sainteté de tout le peuple Maronite !






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